Récit de voyage


 

 

CHRONIQUE D’UN VOYAGE D’ETUDE EN TERRE MALGACHE

A leur initiative, des étudiants français en Géographie (Université de Poitiers) ont entrepris un voyage d’étude à Madagascar du 20 mai au 4 juin.

En partie classique, en partie hors des sentiers battus, le déplacement a permis à ces jeunes d’observer des réalités d’un pays du Sud. Rencontres, fascination, choc, questionnement…

Suivons leur narration d’un itinéraire entre France et Madagascar, de Poitiers à Tuléar : une narration révélatrice de la perception par un regard étranger des paysages sociaux, urbains et ruraux de notre pays.

Etudiants en Licence de géographie à l’Université de Poitiers, nous projetions depuis le printemps 2000 la réalisation d’un voyage d’études afin de compléter sur le terrain les enseignements des deux précédente années. La présence de Mr Rakoto, professeur malgache à l’université a influencé notre choix :destination Madagascar.

Pour réaliser ce voyage, nous avons participé personnellement, pris des initiatives (soirées étudiantes, production et vente de tee-shirt) et recherché des financements auprès de différentes institutions : banques, université, collectivités locales françaises.

Le budget a pu ëtre finalement être complété avec le partenariat de la société « Ilay Tours », opérateur économique malgache sensible à des projets pédagogiques étudiants.

Notre voyage d’études suit un itinéraire de la capitale Tananarive jusqu’au grand port du Sud, Tuléar.

LUNDI 21 MAI

Village Famonjena-Autour du Vilany Be.

Partis de Poitiers le 20 mai, nous sommes arrivés sur le sol malgache le lundi vers 7 heures du matin.

Attente à la douane (vérification des visas, récupération des bagages) avant le change de devises et nos premiers contacts avec les francs malgaches.

L’accueil de la société « Ilay » rasserénère : sur le parking de l’aéroport, un chauffeur nous attendait pour nous emmener au village Famonjena, au sud de la capitale, celui où l’abbé Pierre s’est récemment rendu. Nous avons traversé Tananarive où nous avons eu nos premières impressions sur la ville : pauvreté, pollution, odeurs … ainsi que les embouteillages. Pour arriver au village, premières pistes sinueuses.

Au village, on nous expose la philosophie de l’action qui y est menée : il s’agit d’un projet de réinsertion de familles « sinistrées écologiques », victimes du cyclone Géralda de 1994. Le défi consiste à mette en place un village appelé à être autonome et indépendant. Responsable de l’action, l’association Famonjena est aidée depuis 1999 par la Fondation Abbé Pierre pour la construction de maisons. Sur place, une école, un dispensaire, un terrain de jeux repésentent les infrastructures collectives ; à terme, l’objectif est de reloger l’ensemble des 170 ménages dans des habitations en dur.

Les habitants du village nous ont très bien accueillis et les enfants, curieux de nous découvrir. Nous avons été touchés par le souci que les gens avaient de notre bien-être à travers la préparation des repas, d’un très bon pain (four local), également en nous fournissant éléctricité et eau chaude (le village n’en bénéficie pas).

MARDI 22 MAI

Le Lalamby.

Visite de quartiers de la capitale, Tananarive Nous avons été confrontés aux embouteillages liés à une voirie restreinte. Ces encombrements nous ont donné le temps d’observer la multitude des commerces informels sur les bords de la route, de remarquer les difficultés d’évacuation des eaux usées. Un sujet d’étonnement : les étalages de nourriture à ciel ouvert, exposés à la pollution automobile et à la poussière.

Arrivés dans le quartier administratif d’Anosy, nous découvrons un endroit où l’organisation spatiale est aérée et les bâtiments imposants, d’une relative propreté ; encore plus désolant s’en trouve le contraste avec la dure réalité du « Lalamby », bidonville contigü caché du regard par l’installation d’une palissade. L’insalubrité des lieux choque, lorsque l’on pénètre dans ce quartier de Lalamby : odeurs nauséabondes, eaux sales, bâti précaire… malgré cela, nous avons eu droit à une multitude de petits sourires qui nous suivaient tout en nous appelant vazaha.

En fin d’après-midi, nous nous sommes rendus dans la partie sud de la commune d’Alasora, sur un site où un autre village de réinsertion est en projet. Le recouvrement superficiel très rocailleux augure des difficultés d’aménagement pour installer des familles, de même que la présence de villages, de champs, d’activités (tas de sable, de moellons…) aux alentours laisse entrevoir la gestion toujours délicate des relations avec les populations déjà en place.

Mais nous avons été heureux de voir la volonté d’associations malgaches d’offrir l’opportunité de lieux de vie agréable aux populations de quartiers pauvres de la capitale.

De retour au village Famonjena, nous avons bu nos premières gouttes de rhum malgache.

MERCREDI 23 MAI

Antsirabe-Le Marché de Sabotsy

Après deux jours passés à Famonjena à proximité de l’école, la totalité des enfants a remarqué notre présence tout en conservant une certaine distance. Un événement nous permet de nous rapprocher des écoliers : une étudiante du groupe s’était vue proposer par une école française d’acheminer sur place de s fournitures scolaires résultant d’une collecte (école de Pouligny-Saint-Pierre, Indre).

Tôt le matin, les 240 écoliers nous proposent chants et gestuels malgaches tandis que nous leur donnons les fournitures en question. Leur accueil nous a fortement émus.

Malgaches et Français sont nourris d’une même satisfaction : encourager les liens « Nord-Sud » propices à l’avenir de ces écoliers. Cela enrichira également les enfants français au vu des retombées de leur action (photos, films).

Riches de ce moment, nous quittons Famonjena en direction d’Antsirabe, deuxième étape.

De grands paysages ruraux s’offrent à nos yeux. Les versants de massifs imposants sont sculptés par les rizières en escalier, marques d’une tradition éprouvée. L’artisanat local du sisal est l’occasion du premier « shopping ». A Antsirabe, la ville apparaît de suite moins oppressante que la capitale : rues aérées, pousse-pousse et vélos nous rappellent l’Asie.

En fin de journée, douches froides avec eau chaude à la marmite, hygiène des toilettes ne faisaient pas l’unanimité.

Le soir, un accueil fraternel autour d’un copieux repas dévoile d’autres facettes de l’hospitalité malgache.

JEUDI 24 MAI

Rencontres

La matinée fut consacrée à la découverte pédestre de la ville, capitale du pousse-pousse.

Nous marchâmes dans des rues grouillantes, abordés par des commerçants ambulants ou passant devant des marchands vissés derrière leurs baraques en bois, parfois minuscules ; nous vîmes de multiples couleurs.

Le marché de gros de Sabotsy, emmuré, connaît une grande variété de marchandises et une réelle organisation spatiale.

En effet, chaque secteur du marché est spécialisé : chapeaux, produits de récupération, coiffure, tissus, fruits, alimentation aux senteurs souvent délicates ( le poisson séché…).

La rue qui de ce marché donne accès à des quartiers moins commerçants est encore marquée par la présence de nombreux étals informels.

Dans le quartier d’Antsenakely, l’atelier d’un tailleur de pierres « expert en force de vente » permet de découvrir une production artisanale beaucoup plus soignée ; les prix proposés en boutique sont aussi conséquents. Mais la beauté des pierres est manifeste.

L’après-midi, plein ouest vers Betafo. La RN 34 toute défoncée se faufile à travers des reliefs volcaniques (cônes stromboliens, coulées basaltiques).

Au-delà de Betafo, sur la route d’Ambatonikolahy, nous marchâmes à travers champs pour noter la logique des pratiques de production.

Nous suivîmes le front d’une planèze en marchant sur les diguettes de rizières alimentées par un système hydro-agricole fort complexe de canaux parallèles, dénotant l’épaisseur historique et culturelle de la civilisation du riz.

Au milieu de ce paysage aux touches asiatiques, une chorale de village en répétition, ravie de nous satisfaire, nous fit partager des chants religieux en polyphonie. Ce fut un grand moment d’émotion.

Après une journée encore bien remplie, le retour à Antsirabe fut joyeux, chantant…et arrosé.

VENDREDI 25 MAI

Sur la RN7

Après un jeudi soir bien animé, la journée du vendredi s’annonçait difficile…et elle le fut.

Un solide petit déjeuner avalé, le mini-bus c hargé, nous prenons la direction de Fianarantsoa.

L’accumulation de la fatigue, la longueur du voyage, la route tortueuse…fragilisent les organismes, ce qui engendre l’expression « faire le poirier » (i.e. être malade, du nom de l’un des étudiants) !

La variété des paysages de granite et l’importance des grands bassins de culture singularisent cet axe Antsirabe-Fianarantsoa.

La beauté des aménagements de terrasses rizicoles et, sur un autre plan, les nombreux contrôles de police et de gendarmerie marquent aussi cette portion du voyage.

Finalement, l’arrivé sur Fianarantsoa à la tombée de la nuit et la découverte de l’hôtel Mahamanina ont regonflé le moral des troupes.

SAMEDI 26 MAI

Les Vignobles d’Ambalavao

Pour la première fois depuis notre arrivée sur l’île, nous avons passé la nuit dans un confortable hôtel, ce qui a permis de bien récupérer avant d’aborder le grand Sud.

La matinée a débuté par l’achat de cartes postales auprès du laboratoire du photographe Pierrot Men, dans l’enceinte du centre Soafia particulièrement fréquenté par les touristes.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la haute ville : les ruelles pavées et pentues, l’ambiance du quartier nous ont rappelé l’Amérique latine. Ville haute-ville basse : on retrouve une reproduction de la configuration topographique de Tananarive, de même qu’une différenciation marquée des aspects fonctionnels des quartiers qui s’y répartissent.

La visite de la ville terminée, nous avons pris la route d’Ambalavao. Sur ce trajet, des changements significatifs : chaleur plus écrasante, paysages plus secs, espaces plus ouverts ; l’Afrique semble s’affirmer. Nous avons découvert les vignobles d’Ambalavao et l’accueil chaleureux des producteurs avec une dégustation de différents vins locaux.

Enfin, nous avons visité la fabrique artisanale de papier « antemoro » et retrouvé un côté bien artistique des malgaches.

La journée aura encore plus souligné la diversité des cultures, des populations, des ambiances paysagères avec le passage de l’atmosphère asiatique à des marques de plus en plus africaines.

LUNDI 28 MAI

Le plateau de l’Horombe

Avant le départ de Fianarantsoa, nous sommes passés à la « résidence » pour remercier le préfet-sénateur et sa femme de leur contribution au bon déroulement de notre séjour dans la capitale du Betsileo.

Puis, direction Ranohira et beauté de l’itinéraire ouvrant sur les « portes du sud ».

Les paysages granitiques, spectaculaires, s’estompent à mesure que l’on s’éloigne du massif de l’Andringitra et peu à peu, savane et topographie ouverte s’imposent.

Le rouge vif et la « tôle ondulée » du plateau de l’Horombe précèdent le passage aux terrains sédimentaires, dont nous bénéficions d’une vue superbe avec les premiers massifs de l’Isalo.

Le site où nous sommes accueillis, « chez Mômô », nous permet de camper juste en face de l’impressionnante muraille de ce relief gréseux.

Avec l’arrivée du maître des lieux, accueil chaleureux et bien arrosé avec le « punch star treck à gogo », guitare et chants terminent la journée, au terme de laquelle nous passons notre première nuit sous la tente.

MARDI 29 MAI

Le Canyon des Singes

Réveillés en fanfare par le coq de Mômô dès 4 h 30 du matin, nous nous remettons du punch de la veille,et c’est le grand départ pour l’Isalo.

Après une approche mouvementée en mini-bus (piste défoncée), nous nous sommes mis en marche, sac sur le dos, direction le canyon des singes où il fait bien frais le matin.

Dans le canyon, nous passons du temps à observer les premiers lémuriens (Lemur catta, Lemur propitecus) grâce au guide qui sait les dénicher dans cette forêt dense et riche de sa flore.

Puis, les choses sérieuses commencent. Une rude ascension dans les grès (300 m de dénivelé) pour atteindre un point de vue, lieu de la pause-repas dans un cadre grandiose.

Un solide pique-nique suivi d’une sieste réparatrice nous aident à repartir d’un bon pied et admirer la variété des modelés morphologiques offerts par les différents niveaux gréseux.

Le groupe s’étire, chacun va à son rythme après plusieurs heures de cheminement ; heureusement, il ne fait pas trop chaud.

Après une journée de plus de six heures de marche, nous arrivons au site du camping du soir et sommes ébahis en découvrnt la fameuse piscine naturelle. Après une baignade réparatrice, nous sommes pris en main par le « Mômô staff ». Nous constatons malheureusement que les infrastructures sanitaires sont plus que rudimentaires, compte-tenu du prix d’entrée au Parc, 50 000 fmg par personne étrangère.

Puis un très bon repas nous attend, suivi d’une soirée dansante autour du feu. Les malgaches enflamment la soirée ; il nous faut « assurer » ! Enfin, une bonne nuit de sommeil.

MERCREDI 30 MAI

L’Isalo

Après un réveil sans coq, nous nous sommes offerts une dernière baignade dans la piscine naturelle.

En forme, nous avons repris nos chaussures pour une randonnée à caractère nettement plus pédagogique : flore –plantes médicinales, arbre à thé, pachypodium…-, faune –termitières, serpents…-, histoire avec les tombeaux masikoro à l’intérieur du parc.

Une grande balade nous a conduits à la cascade des nymphes, lieu propice aux joies de l’eau en pique-nique, au cadre encore plus féerique.

Lôlô, fidèle chauffeur du bus d’Ilay-tours, nous y récupère pour nous emmener au centre d’interprétation du parc : panneaux, enregistrements vocaux, photos, dessins et textes présentent une histoire naturelle et sociale très claire de la région et permet de replacer les observations effectuées lors de notre pérégrination.

Du centre, nous nous sommes rendus à la fenêtre de l’Isalo ; nous y avons immortalisé l’instant avec une photo de groupe.

Sur la route du retour, un crochet nous a permis de nous désaltérer au relais de la reine, autre lieu spécifique des environs du parc.

Nous sommes retournés chez Mômô où, après un bon moment de fête, nous avons passé notre dernière nuit sous la tente. La journée bien remplie a été l’occasion d’une balade de « gens heureux ».

JEUDI 31 MAI

Le Port de Tuléar

Avec beaucoup de difficultés, nous nous sommes préparés pour notre départ vers Tuléar et les paysages littoraux.

Après avoir remercié le directeur du parc, nous avons mis le cap sur Ilakaka, le « village du saphir ».

Ilakaka, ce n’est pas seulement l’impressionnante agglomération de maisons, de commerces, de dépôts-ventes en tous genres de part et d’autre de la route nationale, c’est aussi le réseau de pistes « à péage » menant vers la zone des comptoirs, vers le barrage en travers de l’unique cours d’eau où se mêlent lessive, toilette, bâtée, lavage de voitures.

Les zones successives d’extraction se distinguent, parfois marquées par des concentrations de baraques en bois au milieu desquelles on peut noter la présence d’église.

Nous accédons à cette enclave grâce à notre guide, connu des lieux pour son action dans le domaine du développement.

Surpris et pas très à l’aise, tel était notre sentiment en découvrant cet espace à ambiance de Far-West, où l’Etat semble bien loin.

Sains et saufs, nous avons retrouvé la route goudronnée. Le trajet découvre de belles buttes armées de cuirasses ferrugineuses, dominant les grandes topographies planes d’épandages sableux.

La première suée due aux grosses chaleurs du Sud accompagne une halte-repas à Sakaraha et les premiers baobabs apparaissent au sein d’un paysage ponctué de tombeaux richement décorés.

Notre arrivée à Tuléar s’est faite au crépuscule, ce qui soulignait la beauté des lieux. Après s’être installés dans les bungalows de « chez Alain », quelques éléments du groupe sont allés chez une connaissance locale pour recueillir des adresses d’hébergement et de restauration.

Au dîner, un restaurant indiqué, « chez zazah », nous a gâtés d’un steack très tendre.

VENDREDI 1er JUIN

La Mangrove à Ifaty

La matinée fut consacrée à la visite du port avec pour guide A. Cossetini, à l’origine du redressement de l’activité portuaire de Tuléar. Nous avons fait sa connaissance à travers l’émission télévisée française « Thalassa ».

La faible taille du troisième port national nous a frappés, ainsi que des contrastes particulièrement frappants : bateau-pêcheur avec salle de conditionnement très moderne ici, chargement manuel et à dos d’homme, dans la poussière, de produits deans des camions, ailleurs.

Nous sommes sortis du port en profitant d’une plateforme tractée par un engin, ce qui nous a évité de marcher en plein soleil pour traverser la jetée et permis d’admirer la mangrove de part et d’autre de la jetée.

Un dernier repas chez zazah, toujours aussi copieux, précède une déambulation collective au bazar et dans les quartiers qui lui sont périphériques pour y trouver pagnes et objets typiques de l’artisanat du Sud.

Désireux de terminer notre séjour malgache par la mer et le soleil, nous avons réussi à négocier un hébergement à Ifaty ainsi qu’un bus 4 X 4 pour y arriver. Ce fut alors le moment peu envié de faire nos adieux à Lôlô, avec qui nous nous sommes attachés ; que d’agréables moments passés en sa compagnie. Merci, Lôlô.

Le périple continue dans un bus plus que pittoresque. Après deux heures d’une piste sableuse éprouvante, longeant le canal de Mozambique, nous atteignons Ifaty et descendons dans un hôtel quasi-présidentiel.

Ifaty produit son charme : une plage de rêve, une mer encore chaude à la nuit tombée.

A partir de ce moment, le voyage d’étude se relâche, nous permettant de fêter en toute fraternité l’anniversaire d’un des nôtres, à 10 000 km de nos familles.

SAMEDI 2 JUIN

Partie de Foot à Ifaty

Après un réveil et un petit déjeuner tardifs, la troupe goûte aux joies de la plage.

La présence de vazaha permet aux enfants et femmes de pêcheurs vezo de proposer un commerce de circonstance avec des produits locaux : confection, bracelets, colliers…

L’après-midi s’avéra très sportif : course de pirogues à balancier avec pour récompense la découverte en apnée du platier, en arrière de la barrière de corail. Puis, sans reprendre nos esprits, un match de football endiablé avec l’équipe locale de jeunes et les professeurs assidus.

Ce fut une journée de contact avec la population, dimension par laquelle s’est achevé notre séjour dans le Sud.

EPILOGUE

Mer d’Huile-Ifaty

Plus de dix heures de vol sans escale et atterrissage à Orly, course vers la gare de Montparnasse pour prendre de justesse le dernier train de la journée (23 h 55) en partance pour Poitiers.

Soulagement d’avoir réussi à attraper le train de justesse et retrouvailles avec un environnement connu, à l’origine de cette réflexion de l’un des étudiants : nous avons perdu les sourires malgaches.

 
cataco